Le leader du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD) et ancien Premier ministre, Agbéyomé Kodjo, n’est pas visiblement au bout de ses supplices politiques. Le candidat de la Dynamique Mgr Kpodzro est de nouveau convoqué par le doyen des juges d’instruction pour le samedi prochain (25 juillet 2020) dans l’affaire liée à l’élection présidentielle du 20 mars 2020.

La justice togolaise a émis un mandat d’arrêt contre l’ancien Premier ministre, Kodjo Agbéyomé, arrivé 2e à la présidentielle de mars remportée par Faure Gnassingbé, le président sortant. ‘On l’a appris lundi dernier auprès du juge instructeur’, a déclaré son principal avocat, Me Darius Kokou Atsoo.
L’émission de ce mandat intervient après le refus du candidat de se présenter devant le magistrat le 30 juin dernier. Essolissam Poyodi, le procureur de la République du Togo, accuse ‘Agbéyomé Kodjo’ de troubles aggravés à l’ordre public, d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat et de dénonciations calomnieuses.
Il est important de rappeler que ‘Agbéyomé Kodjo’ est placé sous contrôle depuis le mercredi 25 mars 2020, après avoir passé une semaine à la gendarmerie nationale. La justice togolaise lui avait interdit de quitter le pays sans autorisation.
Agbéyomé Kodjo, candidat du MPDD, a obtenu le 20 mars 15. 3 % des suffrages, contre 84. 7 % à Faure Gnassingbé, d’après les résultats officiels, qu’il conteste. “Il vit depuis dans la clandestinité au Togo”, a déclaré l’un de ses avocats.
Faure Gnassingbé est arrivé au pouvoir en juin 2006 après le décès du général Eyadéma Gnassingbé, son père, qui, lui-même, avait dirigé la République togolaise d’une main de fer durant 42 ans.
Togo : Agbéyomé Kodjo en fuite ?

À en croire différents médias, dont les Echos et le Figaro, l’ancien Premier ministre aurait décidé de se cacher afin d’éviter les menaces (les dangers, les risques ou encore la pression) qui pèseraient contre lui. Me Darius Kokou Atsoo, son principal avocat, affirme qu’il aurait quitté le pays.

Pour Léopold Gnininvi, le président de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), cette fuite supposée n’est pas du tout la bonne démarche. “Il aurait pu rester. À sa place, je ne quitterai pas le pays. D’ailleurs, moi, je n’ai jamais quitté le Togo”, déclare-t-il