Les médicaments contrefaits ou de qualité inférieure sont responsables de la mort de dizaines de milliers de personnes dans le monde chaque année. Trois médicaments sur quatre vendus dans le monde sont des contrefaçons. Les conséquences sont dramatiques, voire tragiques : plus de 950 000 décès par an sont dus à la vente de ‘faux médicaments’.
Selon Tedros Adhanom Ghebreyesus, le président-directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), près de 62 % des médicaments testés à travers le monde ne correspondent (ne conviennent) pas aux normes requises en 2017.
En Afrique, 65 % des médicaments ou produits pharmaceutiques utilisés sont faux. Depuis plusieurs années, l’Afrique de l’Ouest (Togo, Sénégal, Nigeria, Niger, Mali, Liberia, Guinée, Ghana, Côte d’Ivoire, Burkina, etc.) est considérée comme la plaque tournante du trafic de faux médicaments. Le continent africain reste malheureusement le terrain de jeu préféré des trafiquants.
Traitements contre l’impuissance, antipaludéens, antidouleurs ou antibiotiques. Des médicaments les plus anciens aux plus innovants, à l’unité ou en boîte. Mais au lieu de vous guérir, ils risquent de vous tuer. Un faux médicament peut contenir une toute autre substance que celle indiquée, ou mal dosé.
L’essentiel de la production est concentré en Inde et en Chine dans des labos clandestins. “Faux médicaments, un trafic environ trente fois plus rentable que celui de la drogue”, a ajouté ‘Faure Gnassingbé, le chef de l’État togolais.
D’après les dernières données publiées par l’Organisation Mondiale de la Santé, les médicaments contrefaits représentent 36 % du marché mondial de la pharmacie. Deux médicaments sur trois utilisés en Afrique sont contrefaits ou illicites, ce qui en fait le continent le plus touchée par ce fléau. Il est important de rappeler que ce trafic est contrôlé par le crime organisé.

Lutte contre les faux médicaments : l’originalité du sommet de Lomé

Le trafic de faux médicaments, très lucratif avec plus de 90 milliards de dollars en 2017, atteindra 750 milliards de dollars dans quatre ans, d’après les prévisions de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), et fait des ravages sanitaires. Une très mauvaise nouvelle pour la santé des Africains.
La lutte contre la vente et la production de faux médicaments, ou ce qu’on appelle la falsification de médicaments, en Afrique, tel est le thème d’un sommet qui s’est tenu en janvier dernier à la capitale togolaise, Lomé. L’initiative portée ‘Faure Gnassingbé’, le chef de l’Etat togolais, avec l’appui de la Fondation Brazzaville (dédiée à la préservation de l’environnement, à la conservation de la nature et à la résolution des conflits en Afrique), est soutenue par cinq autres pays : le Mali, l’Ouganda, le Niger, le Ghana et le Congo, tous représenté à ce sommet.