La crise sanitaire du nouveau coronavirus frappe de plein fouet les économies des pays africains, des ménages et notamment des PME, véritable pilier de la vie sociale et économique. Les mesures sanitaires adoptées par le gouvernement togolais ont fragilisé tous les secteurs de l’économie nationale.
Le chef de l’Etat du Togo, Faure Gnassingbé, avait annoncé en mars dernier, au début de la pandémie du nouveau coronavirus, le renforcement de la résilience des PME.
Ce lundi 24 août 2020, une ligne de crédits de 35 milliards de Francs CFA a été mise en place au profit des PME (trop impactées par les conséquences de la pandémie de la Covid-19) par le gouvernement togolais via le Secrétariat d’Etat chargé du secteur informel et de l’inclusion financière.
L’initiative est du président Togolais, Faure Gnassingbé. Cette dernière est portée par le Secrétariat d’Etat chargé du secteur informel et de l’inclusion financière et vise essentiellement à donner l’opportunité aux PME (petites et moyennes entreprises) d’être plus compétitives, de retrouver leur niveau de performance d’avant crise.
Un accord signé ce lundi 24 août entre l’institution bancaire Orabank et le Fonds National de la Finance Inclusive a concrétisé l’ouverture de cette ligne de financement. C’était en présence de mme Victoire Dogbé, la directrice du Cabinet du chef de l’Etat du Togo.
“Cette ligne de crédits permettra aux petites et moyennes entreprises de redonner progressivement vie à leurs activités et de profiter de crédits jusqu’à une somme de 15 millions de Francs CFA à un taux bonifié de 6 %”, souligne-t-elle.
À noter que “ce financement concerne tous les secteurs d’activité”. Il y a une volonté marquée du président togolais de renforcer la résilience des petites et moyennes entreprises en cette période délicate.

Les PME, poumon de l’économie togolaise

À la République togolaise, les PME participent à 92 % de l’activité économique nationale. Le secteur demeure néanmoins le parent pauvre des financements, ce qui affecte, entre autres, la stabilité de leurs productions.
Au Togo, les petites et moyennes entreprises absorbent la plus importante partie des jeunes (soit 76 %) dans divers secteurs d’activité.
Au cours de cinq dernières années, d’importantes initiatives ont convergé vers l’amélioration du climat des affaires afin d’encourager les jeunes diplômés à prendre des initiatives privées. La République togolaise fait partie des vingt pays où l’entrepreneuriat a été le plus favorisé par de récentes réformes.