Pour ‘Faure Gnassingbé’, le président togolais, le trafic de faux médicaments, ou ce qu’on appelle la falsification de médicaments, est le premier marché de produits contrefaits, devant la drogue et la cigarette. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), deux médicaments sur trois en circulation dans les pays à revenu intermédiaire ou faible seraient falsifiés. Ces médicaments contrefaits sont responsables de la mort de dizaines de milliers d’individus dans le monde chaque année. Et peu de pays sont épargnés.
Le terme recouvre diverses réalités : des produits avec des substances toxiques, sans molécule active ou encore en quantité insuffisante. Ces produits peuvent contenir de la fécule de la craie ou de pomme de terre, ou de l’amidon de maïs.
Les patients s’exposent ainsi à des effets indésirables. Outre le risque d’aggravation de leur pathologie ou de décès, c’est un gaspillage d’argent pour la collectivité et les familles.

Le crime organisé ne connaît pas de frontières. La contrefaçon de médicaments ne faiblit pas. Bien au contraire. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, le nombre d’incidents a augmenté de 75 %. Le trafic de faux médicaments est estimé à près de 360 milliards de dollars. La relative impunité des trafiquants et l’essor du e-commerce ont aggravé considérablement ce phénomène. “Ce fléau nous concerne aussi, nous ne voilons plus la face”, a ajouté ‘Faure Gnassingbé, le président du Togo.
Chaque année, plus de 220 000 enfants succombent en Afrique. Un trafic qui gangrène l’ensemble du continent et contribue au financement du terrorisme.

Actualité – Togo : lutte contre les faux médicaments Lomé veut prendre des initiatives

La contrefaçon de médicaments est un problème d’envergure mondiale, mais particulièrement africain dans la mesure qu’il entraîne. Un sommet sur la lutte contre les faux médicaments en Afrique s’est déroulé en janvier dernier à la capitale togolaise, Lomé. Sept présidents africains étaient présents ainsi que le président de l’Organisation Mondiale de la Santé. C’est un très grand point de départ pour une action politique au Togo : arrêter la commercialisation des faux médicaments (ou des médicaments falsifiés) et régler le problème d’accès à des médicaments abordables, sûrs.
La réunion s’est achevée par l’annonce de l’IO (Initiative de Lomé), un mécanisme qui entend renforcer la lutte à l’échelle internationale. Ce sommet vise essentiellement à trouver des solutions au fléau des médicaments contrefaits. L’Organisation Mondiale de la Santé salue l’engagement des chefs d’Etat et de gouvernement.